Fausses couches
C’est quoi une fausse couche ?
La définition d’une fausse couche est l’arrêt spontané d’une grossesse avant 22 SA (Semaines d’Aménorrhée). La majorité de ces fausses couches survient avant 12 SA.
La fausse couche isolée est un évènement fréquent : 20 % des femmes qui ont des enfants ont fait au moins une fausse couche.
Les fausses couches à répétition sont 3 fausses couches à la suite les unes des autres. Cela concerne peu de femmes. Mais alors il faut prescrire un bilan approfondi pour en retrouver les causes éventuelles.
Quand arrive une fausse couche ?
Une fausse couche qui survient entre 12 et 22 SA est qualifiée de fausse couche tardive. Elles sont très rares mais quand elles surviennent on considère les grossesses suivantes comme des grossesses à risque.
Le risque de fausse couche diminue à chaque semaine qui passe. Il est évalué à 9% à 6SA, 4% à 7SA, 1,5% à 8SA, 0,5 % à 9SA et 0,1 % à partir de 12 SA. Le risque de fausse couche du premier mois de grossesse est donc le plus élevé.
Qu’est ce qui augmente les risques de fausse couche ?
Le risque de fausse couche et l’âge de la mère : le risque de fausse couche augmente en même temps que l’âge de la mère. Au-delà de 37 ans, les risque de fausses couches avant 12 SA sont très élevés : 3% à 37 ans, 7 % à 39 ans, et 11 % à 40 ans et +. Les grossesses chez les femmes âgées de 37 ans et + sont donc des grossesses à risque.
Le risque de fausse couche et le rythme cardiaque fœtal : en début de grossesse le rythme cardiaque du fœtus est un bon signe pour évaluer le risque de fausse couche.
Le risque de fausse couche et le tabac : le tabagisme augmente de 1,5 à 3 fois les risques de fausse couche par rapport aux femmes non fumeuses.
Que traverse une femme qui subit une fausse couche ?
Lorsqu’une fausse couche survient, la femme peut présenter des pertes de sang, mais parfois elle ne présente aucun signe. C’est à l’échographie que le gynécologue ou la sage-femme détecte l’arrêt de grossesse. Cela constitue en général un grand choc pour la future maman.
3 solutions sont alors possibles :
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attendre l’expulsion spontanée de la fausse couche, dont personne ne sait combien de temps cela prendra. Ça peut durer plusieurs semaines. La femme perdra du sang en général comme des règles. Les douleurs peuvent être importantes et les femmes doivent recevoir une prescription d’anti douleur pour traverser ce moment.
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Provoquer l’expulsion à l’aide de médicaments. Ils sont prescrits par les médecins. La prise de médicament va déclencher l’expulsion de la fausse couche, accompagnée de pertes de sang. Ce moment peut déclencher des douleurs intenses et les femmes doivent bénéficier de la prescription d’anti douleur. Il faut aussi être attentif à ce que les femmes puissent bénéficier d’un arrêt de travail si nécessaire.
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Pratiquer une aspiration chirurgicale, nécessairement sous anesthésie et donc en milieu hospitalier. Cela se fait en hospitalisation le temps d’une journée. L’aspiration est proposée lorsque des analyses du produit de fausse couche deviennent indispensables : en cas de fausse couche à répétition ou en cas de fausse couche tardive. L’aspiration est inéluctable quand la fausse est tardive. Au-delà de 14 SA, l’aspiration n’est même plus possible et il faut organiser un accouchement par les voies naturelles, sous péridurale.
Quelque soit la méthode utilisée, il existe un risque faible d’hémorragie. Donc en cours de fausse couche il peut arriver à certaines femmes de devoir consulter en urgence pour hémorragie. Le seul traitement est alors l’aspiration. Ce risque hémorragique est de l’ordre de 1 %. Après la fausse couche les femmes saignent entre 3 et 10 jours.
Les premières règles qui suivent une fausse couche surviennent 4 à 6 semaines après la fausse couche. Il n’y a pas de motif pour vous imposer d’attendre 2 ou 3 cycles après une fausse couche pour tenter de recommencer une nouvelle grossesse ; sauf pour les femmes à qui un bilan complet s’impose, en raison de fausses couches à répétition ( 3 fausses couches d’affilée).
Votre vécu d’ une fausse couche peut être traumatique. Les femmes se projettent avec leur bébé dès qu’elles se savent enceinte, et donc un arrêt de grossesse constitue un deuil. Par ailleurs, l’expulsion de la fausse couche peut être très douloureux et l’expérience de la douleur peut s’avérer un traumatisme. Les hémorragies en cas de fausse couche sont rares mais très impressionnantes pour la femme et ses accompagnants. Au total, certaines femmes sortent traumatisées voire déprimées d’une fausse couche, et il ne faut pas négliger cette dimension.
Séquence fake news :
La fertilité de la femme est boostée après une fausse couche : Fake news la fertilité ne varie pas spécialement après une fausse couche.
La FIV permet d’éviter des fausses couches : Fake news . le taux de fausse couche au décours d’un parcours de PMA est identique au taux de fausse couche après une grossesse spontanée. La FIV n’est donc pas un traitement pour les femmes qui présentent des fausses couches à répétition.
REPERES
- La fausse couche est un arrêt spontané de la grossesse.
- La fausse survient dans 20 % des grossesses et reste un choc émotionnel pour de nombreuses femmes.
- Les fausses n’entravent pas la fertilité ultérieure.
- Le risque d’une hémorragie est très rare < 1%.
- Les fausses couches à répétition (3 fois ou plus d’affilée) et les fausse couches tardives supposent un bilan approfondi.